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Je veux faire du volontariat ET être payé : est-ce possible ?

  • Photo du rédacteur: Alexia T
    Alexia T
  • il y a 6 heures
  • 5 min de lecture

C'est l'une des phrases que j'entends le plus souvent.

"J'aimerais partir dans un sanctuaire ou un centre de réhabilitation pour animaux sauvages, mais je ne veux pas payer... et idéalement j'aimerais être payé."


Et je comprends que beaucoup de personnes ont une vision assez différente de ce qu'est réellement le volontariat.


Un groupe de volontaire en plein travail dans un centre de réhabilitation pour animaux sauvages

Ma première question est souvent la suivante :

Qu'est-ce qui ferait qu'une association devrait te rémunérer ?

As-tu une expérience particulière ? Une formation spécifique ?

Des compétences rares dont l'association a réellement besoin ?

Parce que dans la majorité des cas, les sanctuaires et centres de réhabilitation animale ne recherchent pas des employés supplémentaires. Ils cherchent avant tout des personnes prêtes à donner un coup de main et à soutenir leur mission.


C'est d'ailleurs pour cela qu'on parle de volontariat et non d'offre d'emploi.

La différence est importante.


Soyons honnêtes : la plupart des volontaires arrivent avec beaucoup de motivation, mais sans expérience concrète du travail dans un sanctuaire ou un centre de réhabilitation animale.

Et même s'ils ont déjà une expérience avec les animaux, chaque structure fonctionne différemment. Les méthodes de travail, les protocoles, les espèces accueillies et les réalités du terrain peuvent énormément varier d'un pays à l'autre.


L'association va donc consacrer du temps à former, encadrer et accompagner les nouveaux volontaires avant qu'ils puissent réellement être autonomes et apporter une aide concrète au projet.

Soigneurs et vétérinaires en plein travail dans un centre de réhabilitation pour animaux sauvages au Pérou

Pourquoi le volontariat est rarement rémunéré ?


La plupart des associations avec lesquelles je travaille ne proposent pas de missions de volontariat pour faire plaisir aux voyageurs.

Elles le font parce qu'elles ont besoin d'aide.


Beaucoup de ces structures recueillent des animaux blessés, orphelins ou victimes du trafic animal. Elles doivent financer la nourriture, les soins vétérinaires, les infrastructures, les salaires des employés locaux et parfois même des programmes de réintroduction dans la nature.


Contrairement à ce que beaucoup imaginent, ces associations ne reçoivent souvent que très peu d'aides gouvernementales.

Certaines ne reçoivent même aucune aide.

Elles vivent principalement grâce aux dons, aux parrainages et aux contributions des volontaires. Et contrairement à certains zoos ou parcs animaliers, la plupart des sanctuaires et centres de réhabilitation ne sont pas ouverts aux touristes. Ils ne peuvent donc pas compter sur la vente de billets pour financer leurs activités.

Dans ces conditions, il est donc difficile d'imaginer comment elles pourraient rémunérer des dizaines de volontaires chaque année.


Un volontaire en plein nourrissage dans un centre de réhabilitation.

Pourquoi faut-il souvent payer pour faire du volontariat ?


C'est une autre question que l'on me pose souvent et d'ailleurs j'en parle souvent dans mes vidéos.

"Si je travaille gratuitement, pourquoi dois-je payer ?"

La réponse est assez simple, même si elle ne plaît pas toujours.


Lorsque tu parts dans un sanctuaire ou centre animalier, l'asso prend souvent en charge ton logement, parfois tes repas, ta formation sur place, l'encadrement par l'équipe locale, les transferts ou encore les équipements nécessaires.

Mais surtout, ta participation permet de soutenir directement le projet.


Sans cette aide financière, certaines structures ne pourraient tout simplement pas continuer leur travail auprès des animaux.



Puis-je quand même être payé ?


Oui, mais dans ce cas, on ne parle plus de volontariat.

Certaines associations recherchent parfois des vétérinaires, biologistes, coordinateurs de projet, responsables de communication ou d'autres profils spécifiques.


Ce sont alors de véritables postes de travail avec des responsabilités précises.

Dans ce cas, une rémunération est possible.

Mais il s'agit d'un emploi, pas d'une mission de volontariat.


Mon expérience personnelle


Au fil des années, j'ai vu plusieurs volontaires, mais aussi moi-même, recevoir des propositions d'emploi après leur mission.

Pourquoi ?

Parce qu'ils avaient fait leurs preuves.

Ils étaient investis, fiables, motivés et apportaient une réelle valeur au projet.


Le volontariat peut être une formidable porte d'entrée vers une future opportunité professionnelle. Mais cela demande du temps.

Ce n'est généralement pas en passant deux ou trois semaines sur place que l'on décroche un emploi.

Les associations ont besoin de voir ton implication sur le long terme.


Bébé singe sur une peluche en centre de réhabilitation pour animaux sauvages avec son soigneur.

Quelles alternatives si ton objectif est d'être rémunéré ?


Si ta priorité est d'être payé, il existe souvent des solutions plus adaptées :

  • Rechercher directement des offres d'emploi dans la conservation, le bien-être animal ou l'environnement.

  • Chercher des stages rémunérés liés à tes études ou à ton domaine d'expertise.

  • Se renseigner sur les programmes de mobilité et d'engagement comme le Corps Européen de Solidarité (CES), qui propose certaines missions avec prise en charge des frais et parfois une indemnité.

  • Explorer les dispositifs nationaux comme le Service Civique en France ou d'autres programmes similaires selon ton pays.

  • Acquérir une expérience professionnelle avant de postuler à des postes plus spécialisés.


Il existe donc des solutions pour partir à l'étranger tout en bénéficiant d'un soutien financier. Mais dans la plupart des cas, il s'agit de programmes spécifiques ou d'emplois, et non de missions de volontariat classiques.


Tous les programmes de volontariat se valent-ils ?


Je vais être totalement transparente, tous les programmes de volontariat ne se valent pas et certains sont même à fuir.


Oui, certaines plateformes affichent des tarifs très élevés alors qu'elles n'apportent pratiquement aucun accompagnement aux volontaires.

Oui, certaines structures accueillent des volontaires sans les former, sans suivi et parfois sans réelle mission à accomplir.

Mais cela ne signifie pas que tous les projets fonctionnent de cette manière.


C'est justement pour cette raison que je conseille toujours de bien se renseigner avant de s'engager et que j'ai créé Vaya Planet.

Je préfère travailler avec un nombre limité d'associations que je connais, dont je comprends le fonctionnement et pour lesquelles je peux expliquer clairement aux futurs volontaires ce que couvre leur participation financière.

C'est aussi pour cela que chaque page mission sur Vaya Planet détaille au maximum les informations importantes : le rôle des volontaires, les conditions d'accueil, les tarifs, ce qui est inclus, ce qui ne l'est pas et le fonctionnement de l'association.


Parce qu'avant de partir, tu mérites de savoir exactement où vous mettez les pieds... et où va votre argent.



Alors, faut-il partir malgré tout ?


Si ton objectif principal est de gagner de l'argent, le volontariat n'est probablement pas la meilleure solution.

Par contre, si tu veux acquérir de l'expérience, découvrir le fonctionnement d'un sanctuaire animalier, développer tes compétences et contribuer concrètement à la protection des animaux, alors le volontariat peut être une expérience incroyablement enrichissante.


Personnellement, c'est grâce au volontariat que j'ai découvert des projets inspirants, rencontré des personnes passionnées et développé des compétences que je n'aurais jamais acquises autrement.


Et qui sait ?

Parfois, les plus belles opportunités commencent simplement par l'envie d'aider.



Et si tu ne sais pas encore quelle mission te correspond le mieux, pas de panique. Envoie-moi simplement un message et nous verrons ensemble ce qui te convient le mieux.






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